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Accords d'Evian : signés le 18 mars 1962, les accords d'Evian
mettent un terme à la guerre d'Algérie. Ils sont l'aboutissement
de négociations très difficiles, entamées en mai 1961 par les représentants
du gouvernement français (conduits par le ministre pour les Affaires
algériennes Louis Joxe) et ceux du Gouvernement provisoire de la
République algérienne (conduits par Belkacem Krim, maquisard du
FLN devenu ministre des Affaires étrangères du GPRA). Pour faciliter
le début des négociations, de Gaulle proclame un cessez-le-feu unilatéral,
fait libérer 6 000 prisonniers FLN et améliore les conditions de
détention du leader algérien Ben Bella. Les négociations seront
suspendues à plusieurs reprises pour cause de désaccords sur certains
points, notamment la souveraineté algérienne sur le Sahara. La signature
des accords d'Evian, le 18 mars 1962, est suivie de l'entrée en
vigueur d'un cessez-le-feu le 19 mars 1962. Le 8 avril, par référendum,
90% des Français approuvent les accords d'Evian. Le 3 juillet, à
la suite d'un second référendum organisé le 1er juillet, les Algériens
proclament leur indépendance. Des centaines de milliers de pieds-noirs
doivent quitter l'Algérie, tandis que des milliers de harkis qui
ne peuvent gagner la France sont exécutés par leurs compatriotes.
Algérie : par son histoire, l'Algérie est un des
territoires auxquels la France de la IVème République se
sent le plus attachée. Après une conquête qui dure
de 1830 à 1843, l'Algérie n'est pas une simple colonie mais
devient rapidement un département français (1848). En outre,
de nombreux Européens s'y installent - même si la population
musulmane reste très largement supérieure en nombre avec,
en 1954, 8 400 000 personnes. La population européenne, majoritairement
française, s'élève à la même date à
984 000 personnes, dont 80% sont nées en Algérie même.
C'est dire leur attachement à cette terre et leur sentiment de
refus quand s'esquisse la perspective de l'indépendance.
Guerre d'Algérie : Le 1er novembre 1954, le Front de libération
nationale (FLN) algérien lance une insurrection armée contre
les Français en Algérie. C'est le début d'une guerre
que la IVème République ne parvient ni à éviter,
ni à conclure. Malgré la présence de 400 000 militaires
français en Algérie dès 1956, malgré l'allongement
du service militaire à 27 mois, la France ne parvient pas à
écraser la rébellion.
Le 13 mai 1958, des Français partisans de l'Algérie française
se soulèvent à Alger et forment un Comité de salut
public, appelant de Gaulle à revenir au pouvoir à Paris.
Une fois président du Conseil, puis président de la République,
le général de Gaulle amorce une politique différente
de celle attendue par les partisans de l'Algérie française.
Conscient du caractère inéluctable de la décolonisation
et du coût humain et financier de la guerre, de Gaulle avance vers
une solution négociée.
Il annonce dans son plan de Constantine (octobre 1958) des réformes
économiques et sociales favorisant l'assimilation des Musulmans.
Il va un peu plus loin en avançant l'idée de l'autodétermination
de l'Algérie (septembre 1959), puis en parlant " d'Algérie
algérienne " (juin 1960), ce qui mécontente les partisans
de l'Algérie française. Lors du référendum
du 8 janvier 1961, 75% des Français se prononcent en faveur de
l'autodétermination. Malgré cela, les partisans de l'Algérie
française tentent de prendre le pouvoir à Alger (putsch
des généraux, 22 avril 1961) et se regroupent dans l'OAS
(Organisation de l'armée secrète) qui multiplie les attentats
contre de Gaulle et les Musulmans.
Des négociations s'ouvrent en mai 1961 entre le FLN et la France.
Elles aboutissent à un cessez-le-feu (19 mars 1962) puis aux accords
d'Evian. L'indépendance de l'Algérie est proclamée
le 3 juillet 1962. Son principe avait recueilli lors du référendum
du 8 avril 1962 l'approbation de 90% des Français.
La fin de la guerre d'Algérie donne lieu à des épisodes
tragiques, marqués par le terrorisme de l'OAS, le départ
d'Algérie de centaines de milliers d'Européens et de harkis
(soldats algériens ayant combattu aux côtés de la
France) menacés par les membres du FLN.
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