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Conférence de Bandoeng : du 18 au 24 avril 1955, 29 Etats
d'Afrique et d'Asie se réunissent à Bandoeng (Indonésie)
pour dénoncer le colonialisme. Parmi les représentants
de ces pays se trouvent certains leaders de pays ayant acquis leur
indépendance - Soekarno pour l'Indonésie, Nehru pour
l'Inde, Nasser pour l'Egypte. Aucun représentant des puissances
coloniales n'a été convié. L'acte final de
la conférence affirme son opposition au colonialisme mais
également à la logique des blocs. Refusant d'appartenir
au camp capitaliste ou au camp soviétique, les pays présents
à Bandoeng se revendiquent " non-alignés "
et soulignent leur solidarité dans la lutte pour leur indépendance.
Discours de Brazzaville : Percevant dès la fin de la Seconde
Guerre les aspirations de plus en plus fortes des peuples colonisés
à l'indépendance, le général de Gaulle organise
en février 1944 une grande conférence sur ce thème,
à Brazzaville (capitale du Congo). L'acte final de cette conférence
prévoit une plus grande participation des peuples colonisés
à l'exercice du pouvoir dans leur pays :
" Je m'engage, explique de Gaulle, à associer les peuples
colonisés à la question des affaires publiques de leur pays
". (extrait de l'acte final de la conférence de Brazzaville)
Mais ces avancées apparaissent minces pour les peuples concernées,
car elles restent inscrites dans le cadre de l'empire français
:
" Les fins de l'uvre de civilisation accomplie par la France
dans les colonies écartent toute idée d'autonomie, toute
possibilité d'évolution hors du bloc français de
l'empire ; la constitution éventuelle, même lointaine, de
self-governments dans les colonies est à écarter. "
(extrait de l'acte final de la conférence de Brazzaville).
Défaite de Dien Bien Phu : Les troupes françaises
entrent dans Dien Bien Phu en novembre 1953 et établissent un camp
retranché dans cette zone qui se présente comme une vaste
cuvette entourée de collines. Le Viêt-minh déclenche
son offensive le 23 mars 1954 contre les 16 000 Français pris dans
ce piège naturel.
Sous le commandement du lieutenant-colonel de Castries - promu général
au cours de la bataille -, les Français résistent désespérément
aux assauts continuels du Viêt-minh, équipé de matériel
soviétique et chinois. Les soldats du Viêt-minh réussissent
à traîner jusqu'aux collines de Dien Bien Phu de l'artillerie
lourde et des canons anti-aériens : 200 000 obus écrasent
les troupes assiégées et coupées de l'extérieur
; les avant-postes tombent les uns après les autres. L'assaut final
est lancé le 1er mai : le combat devient corps-à-corps dans
les tranchées boueuses. 4 000 Français trouvent la mort,
8 000 sont faits prisonniers. Malgré ses 8 000 victimes, le Viêt-minh
sort vainqueur de la bataille. Le 7 mai, les derniers survivants français
hissent le drapeau blanc.
Cette défaite conduit la France à évacuer son armée
d'Indochine et à entamer des négociations avec le Viêt-minh.
Le président du Conseil, Pierre Mendès-France, signe les
accords de paix de Genève en juillet 1954. La présence française
en Indochine est terminée. Le Vietnam (une des provinces d'Indochine)
est coupé en deux par une ligne de démarcation située
sur le 17ème parallèle : au nord s'établit la République
démocratique du Vietnam communiste ; au sud, un gouvernement pro
américain.
Indépendance de l'Inde : proclamée en août 1947 après
des négociations entre la Grande-Bretagne et les leaders indépendantistes
indiens, cette indépendance s'accompagne d'une scission (division)
de l'Inde en deux Etats. L'Union indienne rassemble les hindouistes, le
Pakistan rassemble les musulmans. Les transferts de population donnent
lieu à des violences meurtrières.
Communauté française : prévue par la Constitution
de 1958, la Communauté française remplace l'Union française
créée en 1946. C'est une association entre la France et
les colonies, celles-ci étant libres ou non d'y adhérer.
Si elles refusent, l'indépendance leur est automatiquement accordée.
Guerre d'Indochine : alors que l'Indochine a déclaré
son indépendance en 1945, la IVème République reste
intransigeante et refuse de reconnaître cette autonomie autoproclamée.
Malgré l'accord négocié entre le général
Leclerc, Sainteny et Hô Chi Minh (chef du Viêt-minh, parti
indépendantiste), une issue pacifique devient improbable. A partir
de 1946, les troupes indépendantistes du général
Giap déclenchent donc contre l'armée française une
guérilla qui ne cesse de s'intensifier. Malgré les succès
militaires français sous le commandement du général
de Lattre de Tassigny (1950-1051) et une aide financière importante
des Etats-Unis, les troupes communistes renforcent leurs positions au
nord-ouest de la péninsule. Le successeur de De Lattre, le général
Navarre, décide d'intervenir dans cette zone en investissant la
zone de Dien Bien Phu, point stratégique vers la Chine et le Laos.
C'est là que les Français essuieront une cruelle défaite
qui les amènera à quitter l'Indochine.
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