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Bataille de Verdun : en 1916, les fronts sont immobilisés depuis un an environ. Les différentes tentatives d'offensive (par exemple celle de Joffre en Champagne en 1915) ont échoué. Le 21 février 1916, les Allemands essaient pourtant à leur tour de rompre les lignes françaises en lançant une vaste offensive contre Verdun, qui fait un saillant sur la ligne de front et qui est défendu par plusieurs forts (fort de Douaumont, fort de Vaux). La stratégie des Allemands est d'épuiser les forces ennemies par des assauts continus, qui coûtent beaucoup d'hommes aux défenseurs mais aussi aux assaillants : c'est la guerre d'usure... L'artillerie est utilisée massivement ; la logistique acquiert un rôle majeur : il faut ravitailler des milliers de combattants, leur apporter des armes, évacuer les blessés. Une route est consacrée à ces différents acheminements : c'est la " Voie Sacrée " qui relie Bar-le-Duc aux premières lignes de Verdun. Le champ de bataille de Verdun devient rapidement un enfer de poussière et de boue. Le paysage où combattent les soldats est lunaire : villages anéantis, forêts arrachées, terre labourée de trous d'obus. Avec un bilan humain très lourd - 162 000 Français et 143 000 Allemands trouvent la mort à Verdun de février à décembre 1916 -, la bataille de Verdun reste le symbole tragique d'une guerre totale, aux dimensions industrielles, qui fait disparaître des centaines de milliers d'hommes pour un résultat bien maigre : après la bataille, les lignes de front ont à peine bougé de quelques kilomètres, ce qui autorise l'état-major français à parler de " victoire " puisque l'offensive ennemie avait échoué...

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