| Guerre d'Algérie : Le 1er novembre
1954, le Front de libération nationale (FLN) algérien
lance une insurrection armée contre les Français en
Algérie. C'est le début d'une guerre que la IVème
République ne parvient ni à éviter, ni à
conclure. Malgré la présence de 400 000 militaires
français en Algérie dès 1956, malgré
l'allongement du service militaire à 27 mois, la France ne
parvient pas à écraser la rébellion.
Le 13 mai 1958, des Français partisans de l'Algérie
française se soulèvent à Alger et forment un
Comité de salut public, appelant de Gaulle à revenir
au pouvoir à Paris. Une fois président du Conseil,
puis président de la République, le général
de Gaulle amorce une politique différente de celle attendue
par les partisans de l'Algérie française. Conscient
du caractère inéluctable de la décolonisation
et du coût humain et financier de la guerre, de Gaulle avance
vers une solution négociée.
Il annonce dans son plan de Constantine (octobre 1958) des réformes
économiques et sociales favorisant l'assimilation des Musulmans.
Il va un peu plus loin en avançant l'idée de l'autodétermination
de l'Algérie (septembre 1959), puis en parlant " d'Algérie
algérienne " (juin 1960), ce qui mécontente les
partisans de l'Algérie française. Lors du référendum
du 8 janvier 1961, 75% des Français se prononcent en faveur
de l'autodétermination. Malgré cela, les partisans
de l'Algérie française tentent de prendre le pouvoir
à Alger (putsch des généraux, 22 avril 1961)
et se regroupent dans l'OAS (Organisation de l'armée secrète)
qui multiplie les attentats contre de Gaulle et les Musulmans.
Des négociations s'ouvrent en mai 1961 entre le FLN et la
France. Elles aboutissent à un cessez-le-feu (19 mars 1962)
puis aux accords d'Evian. L'indépendance de l'Algérie
est proclamée le 3 juillet 1962. Son principe avait recueilli
lors du référendum du 8 avril 1962 l'approbation de
90% des Français.
La fin de la guerre d'Algérie donne lieu à des
épisodes tragiques, marqués par le terrorisme de l'OAS,
le départ d'Algérie de centaines de milliers d'Européens
et de harkis (soldats algériens ayant combattu aux côtés
de la France) menacés par les membres du FLN.
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