| Défaite de Dien Bien Phu :
Les troupes françaises entrent dans Dien Bien Phu en novembre
1953 et établissent un camp retranché dans cette zone
qui se présente comme une vaste cuvette entourée de
collines. Le Viêt-minh déclenche son offensive le 23
mars 1954 contre les 16 000 Français pris dans ce piège
naturel.
Sous le commandement du lieutenant-colonel de Castries - promu général
au cours de la bataille -, les Français résistent
désespérément aux assauts continuels du Viêt-minh,
équipé de matériel soviétique et chinois.
Les soldats du Viêt-minh réussissent à traîner
jusqu'aux collines de Dien Bien Phu de l'artillerie lourde et des
canons anti-aériens : 200 000 obus écrasent les troupes
assiégées et coupées de l'extérieur
; les avant-postes tombent les uns après les autres. L'assaut
final est lancé le 1er mai : le combat devient corps-à-corps
dans les tranchées boueuses. 4 000 Français trouvent
la mort, 8 000 sont faits prisonniers. Malgré ses 8 000 victimes,
le Viêt-minh sort vainqueur de la bataille. Le 7 mai, les
derniers survivants français hissent le drapeau blanc.
Cette défaite conduit la France à évacuer son
armée d'Indochine et à entamer des négociations
avec le Viêt-minh. Le président du Conseil, Pierre
Mendès-France, signe les accords de paix de Genève
en juillet 1954. La présence française en Indochine
est terminée. Le Vietnam (une des provinces d'Indochine)
est coupé en deux par une ligne de démarcation située
sur le 17ème parallèle : au nord s'établit
la République démocratique du Vietnam communiste ;
au sud, un gouvernement pro américain.
Indépendance de l'Inde : proclamée en août 1947
après des négociations entre la Grande-Bretagne et
les leaders indépendantistes indiens, cette indépendance
s'accompagne d'une scission (division) de l'Inde en deux Etats.
L'Union indienne rassemble les hindouistes, le Pakistan rassemble
les musulmans. Les transferts de population donnent lieu à
des violences meurtrières.
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