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1945-1946 : les
débuts de la reconstruction
Une fois le territoire libéré, de Gaulle entreprend, à la tête du
gouvernement
provisoire, de reconstruire le pays. Il prend plusieurs mesures
importantes (création de la
Sécurité sociale). Mais, en janvier 1946, il quitte le pouvoir,
car il est en désaccord avec le poids des partis politiques. La
Constitution
de la IVe République, adoptée peu après, le mécontente profondément.
Il la critique à plusieurs reprises (discours
de Bayeux, juin 1946), lui reprochant la faiblesses du pouvoir
exécutif. Mais, jusqu'en 1958, ses propos ne sont entendus que
par un petit nombre de fidèles. Le général de Gaulle reste à l'écart
de la scène politique : jusqu'en 1958, c'est sa " traversée du désert
".
1958 : le retour
de De Gaulle au pouvoir
La France est confrontée depuis 1954 à une guerre de décolonisation
en Algérie.
Les Algériens demandent leur indépendance, mais de nombreux Français,
notamment ceux qui vivent dans les départements algériens, s'y opposent
vivement.
En mai 1958, les Français d'Algérie lancent une insurrection à Alger pour
affirmer leurs positions. Ils appellent de Gaulle au pouvoir. Le président
de la République française, René
Coty, craignant que cette crise dégénère en guerre civile, propose
à Charles de Gaulle de devenir président du Conseil.
De Gaulle n'accepte de revenir au pouvoir que s'il peut modifier les institutions.
Pendant l'été 1958, il inspire la
rédaction d'une nouvelle Constitution : celle-ci est approuvée lors
d'un référendum
en septembre 1958 par 80 % des Français. Le texte se caractérise par un
pouvoir
exécutif fort. La Ve
République est née.
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