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1958-1969 : le
Président
Elu président de la République au suffrage
universel indirect, de Gaulle réussit à résoudre le problème de la
décolonisation, en permettant l'accès des pays d'Afrique noire à l'indépendance
(1960). Le cas de l'Algérie,
plus délicat, est finalement réglé par les
accords d'Evian en 1962. Cette même année, de Gaulle fait adopter
une réforme constitutionnelle très importante : le
président de la République sera désormais élu au suffrage universel direct.
La politique économique du général de Gaulle s'inscrit
dans la période des Trente
Glorieuses. Grâce à un certain dirigisme de l'Etat, la France se dote
d'une économie prospère et d'un budget équilibré. Le
nouveau franc est créé en 1959 et la France joue un rôle important
dans la Communauté économique
européenne (CEE).
En matière de politique étrangère, le général de Gaulle
cherche à démarquer la France de l'influence américaine. Dans ce but,
il dote la France d'un armement nucléaire important et prend ses distances
vis-à-vis des positions des Etats-Unis. Il retire par exemple la France
du commandement intégré de l'OTAN en 1966 et soutient " le Québec libre
" en 1967.
Après la
guerre d'Algérie et les attentats dont il a été victime de la part
des partisans d'une Algérie française, le général de Gaulle est confronté
à une crise très importante en mai 1968. Les étudiants organisent de vastes
manifestations, rejoints par les ouvriers qui déclenchent une grève générale.
Le général de Gaulle réussit à apaiser la situation en accordant certains
avantages aux ouvriers puis en prônant une grande fermeté vis-à-vis des
manifestants.
En avril 1969, il quitte le pouvoir à la suite de l'échec
de sa proposition de réforme sur la régionalisation.
Désapprouvé par les Français lors du référendum, il estime n'avoir plus
leur confiance et préfère se retirer.
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