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1940-1944 : la
rupture de la Seconde Guerre
Au moment où l'Allemagne nazie envahit la France, Charles de Gaulle s'illustre
à plusieurs reprises à la tête de ses chars, arrêtant notamment les Allemands
à Abbeville (27-30 mai 1940). Nommé général le 1er juin 1940, de Gaulle
devient quelques jours plus tard sous-secrétaire d'État à la Défense nationale
et à la Guerre, dans le gouvernement de Paul Reynaud. Mais le 16 juin,
il apprend la démission du président du Conseil, son remplacement par
le maréchal Pétain
et la demande d'armistice.
L'Appel...
Le 17 juin de Gaulle part aussitôt pour Londres afin de poursuivre la
guerre. Avec l'accord de Churchill
et après l'annonce de l'armistice faite par le maréchal Pétain, il lance
un appel à la résistance sur les ondes de la BBC,
le 18 juin. Général rebelle, il est condamné à mort par contumace en août.
Naissance de la France libre et la France combattante...
Reconnu par Churchill "chef des Français libres", de Gaulle organise des
forces armées qui deviendront les Forces françaises libres. Par ailleurs,
le général de Gaulle dote la France libre d'une sorte de gouvernement
en exil, le Comité national français (CNF), qui deviendra le Comité
français de la Libération nationale (CFLN) le 3 juin 1943, après l'arrivée
de De Gaulle à Alger. Un an plus tard, le général de Gaulle devient le
président du gouvernement
provisoire de la République française (GPRF).
A partir de 1942, les relations sont plus étroites entre
la France libre et la résistance intérieure. De Gaulle charge Jean
Moulin d'organiser en France le Conseil
national de la Résistance (CNR) dans lequel toutes les tendances des
partis politiques, des syndicats et des mouvements de résistance doivent
être représentées, afin de coordonner la lutte contre l'occupant, contre
Vichy et pour la libération du territoire national.
En revanche, de Gaulle se heurte aux alliés qui ne le reconnaissent
pas comme le représentant légitime de la France : ce n'est que le 23 octobre
1944, après la libération de Paris, que le GPRF est reconnu par les États-Unis,
l'Union soviétique et la Grande-Bretagne ! Pourtant, le Général avait
toujours dit que le choix des Français se ferait librement et démocratiquement
après la
libération du territoire.
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