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Le 18 juin dans les Mémoires de De Gaulle
Dès l'après-midi du 17 juin, j'exposai mes intentions
à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages
de l'Angleterre, qu'aurais-je pu faire sans son concours ? Il me
le donna tout de suite et mit, pour commencer, la BBC à ma disposition.
[…] Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l'on
connaît. A mesure que s'envolaient les mots irrévocables, je sentais
en moi-même se terminer une vie, celle que j'avais menée dans le
cadre d'une France solide et d'une indivisible armée. A quarante-neuf
ans, j'entrais dans l'aventure, comme un homme que le destin jetait
hors de toutes les séries.
Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, L'appel,
1940-1942, Paris, Plon, 1954, p. 70-71
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- Relevez dans le texte les termes utilisés par de Gaulle qui montrent
que le 18 juin est vécu par lui comme une rupture personnelle.