| |
|
" Les chefs qui, depuis de nombreuses
années, sont à la tête des armées
françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement,
alléguant la défaite de nos armées, s'est
mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat ! (...)
La défaite est-elle définitive ? non ! (...)
car la France n'est pas seule. Elle a un vaste empire derrière
elle. Elle peut faire bloc avec l'empire britannique qui tient
la mer et continue la lutte. Elle peut comme l'Angleterre
utiliser sans limite l'immense industrie des Etats-Unis. Cette
guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de
notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la
bataille de France.
Moi, général de Gaulle, actuellement à
Londres, j'invite les soldats français qui se trouvent
en territoire britannique ou qui vendraient à s'y trouver,
avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs
et les ouvriers spécialistes des industries d'armement
à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française
ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain comme aujourd'hui je parlerai à la radio de
Londres ".
Général de Gaulle
|
Questions
1 - Quelle est la nature du document ?
2 - Présentez son auteur et le contexte de
sa rédaction.
3 - Pourquoi de Gaulle lance-t-il un appel le 18 juin
?
4 - Pense-t-il que la défaite est définitive
? Pourquoi ?
5 - A qui fait-il appel ?
Eléments de réponse
1 - Nature du texte : discours prononcé
le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC (la radio anglaise), depuis Londres,
par le général de Gaulle.
2 - Le général de
Gaulle a refusé l'armistice signée par le maréchal
Pétain avec l'Allemagne nazie après la défaite française
de mai-juin 1940. Il s'est exilé à Londres pour appeler
son pays à résister.
3- Refus de la défaite et
de l'armistice ; volonté de poursuivre le combat ; volonté
de mobiliser le plus grand nombre de Français possible.
4 - Non, le général
de Gaulle ne pense pas que la défaite est définitive. Ses
arguments à ce sujet sont à chercher du côté
de l'Empire français et des Alliés.
5 - A tous les Français
susceptibles d'être utiles à la résistance :
les militaires, mais aussi les ouvriers et les ingénieurs,
capables de mettre leur force de travail au service de la Résistance.
|